L'antisionisme vu par « L'Etendard »

Antisionisme

Rappelons pour commencer que les catholiques ne confondent pas le judaïsme des origines, celui d'Abraham, Isaac et Jacob, avec les avatars talmudiques qui lui ont succédé au cours de l'ère chrétienne. Comme le dit Benoît XVI : « Nous pensons que le peuple élu, le peuple de Dieu, c'est à présent nous » (Benoît XVI, lors de l'Audience générale du 19 octobre 2005). En clair l'Israël dont fait mention la Bible, c'est aujourd'hui l'Église catholique. C'est pourquoi le judaïsme actuel est violemment antichrétien. Il est basé essentiellement sur le Talmud, plutôt que sur la bible hébraïque (Torah).

L'antijudaïsme théologique fait donc partie intégrante de la Doctrine catholique (pour plus de détails sur le sujet, voir le site web La Question qui revient sur le sujet avec forces arguments). Et le sionisme ? Le sionisme est en fait la concrétisation du judaïsme talmudique, qui nourrit un projet politique messianique envisageant l’unification du monde autour de ses principes. Les juifs ont toujours été un peuple nomade, en quête de terre promise. Le fondement de ce peuple n'est pas territorial, mais spirituel. C'est pourquoi ils ont toujours considérés les nations comme des entraves à l’unité spirituelle et politique du monde.

La diaspora des juifs a fait d’eux un peuple cosmopolite, donc agissant comme un dissolvant de toute distinction de race ou de nationalité. Or en même temps qu'ils sont cosmopolites dans les nations où ils vivent, les juifs sont furieusement séparatistes en ce qui concerne eux-mêmes. On a donc d'un côté la « fraternité universelle des nations », le multiculturalisme et le métissage dans les vieilles nations chrétiennes; de l'autre la réédification d’un Etat politique juif militaro-religieux en Terre sainte. Comme si le multiculturalisme, au fond, ce n'est bon que pour les autres.

Signalons en passant que le sionisme comme volonté de recréer un Etat juif en Terre sainte n'a rien à voir avec les prophéties de Jérémie, Ezechiel ou Daniel que l'on peut lire dans l'Ancien testament. Selon la Torah, les juifs ont reçu la Terre sainte à la condition que quiconque tombe dans le péché sera expulsé de cette Terre. Les livres des Prophètes de l'Ancien testament prouvent que les juifs ont été expulsés de cette Terre à cause de leurs péchés. Les juifs ont accepté cette punition de Dieu, et ont consenti de vivre parmi les autres nations à travers le monde dans une errance définitive. La Bible rejette l'idée sioniste du retour à Jérusalem.

Condamné par l'Ancien testament (appelée Torah par les juifs), le sionisme est en revanche au coeur du projet talmudique. La rupture entre les enseignements bibliques interdisant le retour en Terre sainte et le projet sioniste est clair : certains juifs très religieux, donc antisionistes, le savent pertinemment. Cette rupture que le projet sioniste introduit par rapport aux enseignements de la Torah apparaît clairement quand on se souvient que le sionisme moderne est issu au XIX° siècle à l'initiative de Theodor Herzl (1860-1904) et de milieux juifs non-religieux.

Le judaïsme rabinique et talmudique s'est pourtant très vite reconnu dans le projet sioniste. La rupture avec le vrai judaïsme, celui de la Torah qui prône l'errance dans les nations, est alors totale. Le sionisme rappelle par certains côtés les zélotes, qui étaient les nationalistes juifs de l'époque de Jésus, qui pensaient que le Messie prendrait la forme d'un chef militaire semblable au roi David qui unifierait politiquement les juifs pour chasser les Romains de Palestine. Les juifs religieux de l'époque condamnait les zélotes et leur activisme politique. Le judaïsme de l'ère chrétienne fondé sur le Talmud appuit le sionisme, on mesure la décadence.

Le fait que les juifs religieux d'aujourd'hui ne condamnent pas le sionisme, trahissant ainsi la Torah et tous les enseignements des Prophètes de la Bible, montre bien le degré de dégénérescence du judaïsme talmudique. A y réfléchir, ce n'est pas étonnant de la part d'une théologie qui s'est toute entière construite contre le christianisme. Le Talmud est une compilation de textes réalisée dans les premiers siècles de l'ère chrétienne et considérée comme achevée au V° siècle après jésus Christ. On y « apprend » entre autres choses que Jésus serait le fils d'une prostituée et d'un soldat romain.

Aujourd'hui le projet talmudique et sioniste a deux dimensions, mais il n'en est pas moins unique. D'un côté, les réseaux communautaristes juifs dans les différents pays du monde poursuit son action en faveur de la disparition des nations. On l'a vu plus haut, c'est le produit du nomadisme traditionnel des juifs et cela prend actuellement la forme du mondialisme. La globalisation comme processus dissolvant des nations est décrite comme un horizon obligatoire. De l'autre, le sionisme fait de l'Etat militaro-religieux juif une puissance politique expansive, puissante, possédant la bombe nucléaire, et imposant sa loi dans la région.

En même temps, la vraie puissance de l'État israëlien n'est pas à Tel Aviv, elle est dans sa diaspora internationale. Qu'est-ce qu'Israël sans le soutien pécunier, politique et idéologique des élites juives sionistes du monde occidental ? Dans ce sens le sionisme n'est pas un « nationalisme » comme il y en a eu en Europe au XIX° siècle par exemple. La pensée sioniste dispose de relais dans différents pays du monde, grâce à la double appartenance nationale de ses défenseurs. En France c'est visible au sein d'un lobby communautaire puissant qui influence beaucoup de personnalités politiques.

Le sionisme travaille à la destruction des nations, on peut le mesurer en écoutant attentivement dans les médias les déclarations des sionistes. Exemple, le discours qu'Alain Finkielkraut a tenu lors des États Généraux du renouveau organisés le samedi 29 Janvier 2011 à Grenoble. Il a déclaré : « Tout récit national doit être déconstruit... Il n’y a pas de peuple français ».

Pour en revenir à Israël, il est faux de dire que les sionistes sont des « laïcs » qui rejettent la religion juive ou la cantonnent à la sphère privée. Au contraire l'État israëlien n'a rien de séculier, il est de nature théocratique comme le sont l'Iran ou l'Arabie saoudite (à la différence que son arrogance militaire est à une échelle bien supérieure). La religion que sert cet État n'est pas le judaïsme des origines, par nature hostile à l'idée d'un retour en Terre sainte. C'est son avatar talmudique, et dans ce sens on peut dire que le sionisme est la réalisation du judaïsme talmudique.

Si les relais de la pensée sioniste dans le monde entier affaiblissent les États nationaux au nom de la globalisation et du libéralisme économique, l'État militaro-théocratique en Israël ne fait que grandir en influence. Les sionistes veulent faire de la terre d’Israël le centre du monde en dominant les nations à travers les lobbies communautaires. Au bout du compte le mondialisme (disparition des nations) et le sionisme (Israël comme nouveau centre du monde) se rejoignent. Le processus messianique du Talmud est en marche. Qui peut se cacher derrière ce processus, si ce n'est l'antéchrist ?

L'influence des sionistes est telle que l'on voit même des chrétiens adopter les positions sionistes. C'est le cas chez certains néoprotestants évangéliques américains, qui n'ont pas compris grand-chose à la lecture de la Bible. Or le retour en Israël n'a rien de territorial car on sait que depuis Jésus, le peuple de Dieu c'est l'Église catholique. Nous sommes Israël, peuvent dire les catholiques en toute légitimité. « Revenir vers Israël » n'a rien à voir avec la création d'un État oppresseur dont la capitale serait Tel Aviv, c'est un appel à la conversion des juifs à travers la reconnaissance de Notre Seigneur Jésus Christ comme le sauveur de toute l'humanité.

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